après sa désillusion européenne, Marseille concède le nul à Metz

L’OM avait tout, vendredi 18 août en soirée à Metz, pour rebondir après sa cruelle élimination trois jours plus tôt par les Grecs du Panathinaikos au 3e tour des qualifications de la Ligue des champions : un but d’avance, grâce à l’ouverture du score rapide du jeune Emran Soglo (18 ans), et l’avantage numérique après l’exclusion à la 59e minute du Messin Ababacar Lô.

Mais cet OM, version Marcelinho − l’entraîneur espagnol arrivé sur le banc à l’intersaison − est décidément fragile en ce mois d’août et c’est finalement avec de nouveaux regrets et le point du match nul qu’il repart de Lorraine pour le compte de la 2e journée de Ligue 1.

Tout avait pourtant bien démarré pour Marseille, lancé dans ce match par son « minot » Emre Soglo. Après un centre, Pierre-Emerick Aubameyang ratait sa reprise mais le ballon revenait miraculeusement dans les pieds du joueur sorti du centre de formation, qui trompait d’une frappe au premier poteau le gardien messin, Alexandre Oukidja, peu inspiré (14e). A 18 ans et 38 jours, Soglo est devenu le deuxième plus jeune buteur de l’histoire du club dans le championnat de France, derrière Samir Nasri en 2005 (17 ans et 199 jours), selon le statisticien Opta.

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La VAR annule deux buts marseillais

Puis l’OM s’est procuré une quantité considérable d’occasions franches, mais n’est pas parvenu à convertir celle qui lui aurait permis de faire le break. Un joueur a très bien illustré cette maladresse : la recrue estivale Ismaïla Sarr. Il avait d’abord buté sur le poteau après un joli enchaînement contrôle-frappe (2e), puis sur Alexandre Oukidja du pied gauche (7e), avant de rater une nouvelle tentative (37e) et de tarder inexplicablement à frapper alors qu’il avait été très bien servi par Aubameyang (44e).

Les Marseillas ont bien réussi à inscrire un deuxième but, par une tête de son capitaine Valentin Rongier (52e)… avant qu’il ne soit refusé après consultation de la VAR pour une faute de Sarr à l’origine de l’action. En fin de première mi-temps déjà, une réalisation d’Aubameyang avait été annulée par la VAR, pour un hors-jeu cette fois. Le spectre du match contre le Pana était alors de plus en plus présent sur la pelouse.

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Les Messins, réduits à dix à l’heure de jeu après le carton rouge reçu par son défenseur central Lô pour une semelle sur la cheville d’Iliman Ndiaye, ont eux faire preuve d’un bel opportunisme : une frappe détournée de Cheikh Sabaly a trompé Pau Lopez, impuissant (65e), puis Georges Mikautadze, meilleur buteur la saison dernière en Ligue 2, a profité d’une bévue du gardien marseillais pour marquer d’une reprise de volée (71e) et permettre au promu lorrain de virer en tête.

« Rarement vu autant de malchance »

Très en forme en ce début de saison, le Marseillais Vitinha, entré en jeu à la 75e, a égalisé à la 82e minute d’une frappe à ras de terre au premier poteau. Cela permet à l’OM d’éviter une défaite qui aurait fait désordre. Après deux matches de championnat, les joueurs de Marcelino prennent tout de même provisoirement la tête de la Ligue 1, forts de leur victoire en ouverture contre Reims (2-1) qui éloigne la crise qui commençait à poindre à Marseille.

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« J’ai rarement vu autant de malchance, le sort s’acharne un peu sur l’équipe », a soufflé l’entraîneur de l’OM après la rencontre. « Je fais confiance aux joueurs. On va rectifier cette situation », a-t-il ajouté, pointant les « 22 tirs, dont cinq cadrés » de ses joueurs.

Pris de court dans leur préparation, et étouffés d’emblée par le calendrier (quatre matches en dix jours), les joueurs de Marcelino vont avoir un peu plus de temps pour se remettre. Mais ils ne doivent plus tarder.

De son côté, le FC Metz, corrigé par Rennes (5-1) en ouverture de la saison, inscrit son premier point depuis son retour dans l’élite au terme d’un match très courageux. « Nous avons passé un examen pour la motivation, l’agressivité. On a augmenté notre niveau par rapport à Rennes, s’est félicité son entraîneur Laszlo Bölöni. Si je reste réaliste et courtois, je dis que Marseille a dominé. Mais peu importe, le foot, c’est 90 minutes et on peut avoir un sentiment d’amertume »

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Le Monde avec AFP